Nec. ad omnia se idoneos arbitrentur {Ibid., col
d'ailleurs à leur pensée; mais, à la place de Dieu, c'est eux-mêmes qu'ils conçoivent; ils établissent une comparaison dont l'objet et dont le terme n'est pas Dieu, mais seulement eux-mêmes*. »
En pareille question, il est meilleur de se résigner. Voici la conclusion de saint Augustin : « Dieu, par une volonté unique, identique, éternelle et immuable, a fait que d'abord, pendant leur non-être, les choses créées de lui n'existassent pas, et que plus tard, au moment où elles ont commencé d'être, elles existassent. C'est ainsi que, peut-être, aux hommes capables de voir, il montre merveilleusement combien il n'avait aucun besoin de toutes ces choses, mais combien plutôt il les a faites par bonté gratuite 2. » Apporter à l'étude du mystère quelque puissance d'esprit et beaucoup de bonne volonté, mérite que, peut-être. Dieu donne comme un éclaircissement merveilleux : et ici, cet éclaircissement ferait non pas simplement savoir à titre de fait, mais il ferait un peu comprendre combien Dieu, se suffisant à lui-même, a par bonté gratuite créé l'univers.
Bien que Dieu soit partout, sa présence ne subit aucune condition de temps ni d'espace 3. « il est partout,
1. Non illum sed seipsos, nec illi sed sibi comparant [Ibid., c. xrii, n" 2; t. VII, col. 367).