Lib. II, QucBSt. II, n" 3; t. VI, col
4. Dans le traité Contre les Académiciens, on lit : a sapientiam esse rerum humanarum divinarumque scientiani » (lib. I, c. vi, n'' 16; t. I, col, 914). Puis au chap, vu, scientia est employé au sens de connaissance qui va au fond des choses : « scientia enim non solum comprehensis sed ita comprehensis rébus constat, ut neque in ea quis unquarn errare, nec quibuslibet adversantibus impulsus. nutare debeat » (n'^ 19; col. 915). Quarante
b SAINT AUGUSTIN.
question de mot ne signifie rien ; il importe uniquement de savoir que saint Augustin s'est toujours préoccupé d'établir une profonde différence entre l'activité intellectuelle qui se termine à une certaine intellection de l'absolu, et toute autre activité sensible par laquelle on saisit l'extérieur des choses.
ans plus tard, dans les Rétractations, il dit : « Quod scmxj&igitur, debemus rationi, quod credimus auctoritati [De Utilitate credendi, c. xi, n" 2b), non sic accipiendum est ut in sermone usitatiore verearaur nos dicere sci?'e quod idoneis testlbus credimus. Proprie quippe cum loquimur, id solum sciRE dicimus, quod mentis firma ratione comprehendimus » (lib. I, c. XIV, n° 3). Et dans le traité même de la Trinité, il lui arrive d'employer scire au sens général de connaissance, soit sensible, soit intellectuelle : « Cum enim duo sint gênera rerum quae sciuntur, unum earum qucO per sensus corporis percipit animus,.,. animi autem quasdam lirmissimas per se ipsum perceptiones rerum verarum... » (lib. XV, c. xii, n" 21; t. VIII, col. 1075).