Ep. CCII, c. IV, n"8;C0l
disaient semblable chose, il faudrait les corriger ou les frapper d'anathème ^. »
Ce n'est d'ailleurs, encore, qu'une expression très abrégée; voici maintenant l'explication complète. Saint Augustin, considérant l'action de la volonté en Dieu, dans les anges, dans les démons, dans les hommes pécheurs et dans les hommes justes, enfin dans les animaux, formule cette décision : « A quelques volontés, Dieu donne l'énergie effective, et à d'autres il ne la donne pas. Car, de même qu'il est le créateur de toutes les essences, de même il est le dispensateur de toutes les énergies effectives, mais non de toutes les volontés ^ Tous les corps
sont soumis principalement à la volonté de Dieu; de même toutes les volontés lui sont soumises, et cela, parce qu'elles n'ont aucune énergie effective, sinon celle que lui-même leur accorde 3... Nos volontés ont exactement la force qu'il a voulu et qu'il a prévu qu'elles dussent avoir ^. Tout ce que l'homme subit sans l'avoir voulu, il le doit imputer non aux volontés des hommes, ou des anges, ou de quelque esprit créé, mais plutôt à la volonté de celui qui donne aux volontés l'énergie effective ^. » On a dans ces quelques phrases