‹ Saint AugustinChapitre 133 sur 292 · De Civitate Deiy lib. XVI, c. xxix; t. VII, col · texte numérisé non relu

De Civitate Deiy lib. XVI, c. xxix; t. VII, col

vinesdoit se considérer comme parfaitement décidé dans ce passage de l'Épître CXLVII : a Dieu apparaît à qui il veut et sous la forme qu'il veut; mais sa nature invisible et immuable n'en demeure pas moins tout entière en lui. Or, le désir des hommes véritablement pieux, ce désir qui leur fait ardemment chercher la vision de Dieu, ne tend pas. je suppose, à contempler cette forme sous laquelle, selon la volonté divine, apparaît ce que Dieu lui-même n'est pas ; mais ce désir tend vers cette substance par laquelle Dieu est ce qu'il est ^ »

Les apparitions n'apprennent donc rien ; elles ne procurent qu'un ébranlement, ou qu'une invitation indirecte à se convaincre de la présence de Dieu. Mais un mode de perception intellectuelle, bien supérieur à la réflexion philosophique, nous donne parfois, dès cette vie, une certaine intellection claire de l'essence divine ^ . Saint Augustin le savait par l'étude et aussi, comme plus tard sainte Thérèse 3, par sa propre expérience. Il y a, sur ce sujet, le récit célèbre des Confessions : « Pendant que (ma mère et moi) nous parHons, et que nous aspirions vers l'essence divine, nous l'atteignîmes un peu, de tout

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