C. Yiil, n" 20 ; col
2. Sur celte perception, extase ou vision intellectuelle, trois passages essentiels : l» [400] Confessions (lib. IX, c. x) ; — 2° [vers 415] lib. XII de Interprétation littérale de la Genèse (surtout c. ii, vi, vu, x, xiv qui est à remarquer; xxv, xxvi-xxxi, six chapitres les pins importants de tous; xxxvi); — 3° [413] Ep. CXLVII (c. xiii; xv, n» 37). — L'expression vision intellectuelle se rencontre dans les passages indiqués de Ylnterprétation littérale de la Genèse.
3. Sur la vision intellectuelle^ voir Vie par elle-même (traduct. Bouix éd. Lecofifre), c. xxix, p. 363 ; c. xxxi, p. 390 sqq.; c. xxxviii, p. 553 ; Additions, p. 606) ; Château intérieur (6° Demeure, c. viii, x).
l'élan de notre cœur, et nous soupirâmes et nous y laissâmes les prémices de notre esprit ; nous revînmes ensuite au langage de notre bouche, à ce langage où il y a pour la pensée un commencement et une fin ^, » Saint Augustin veut dire qu'après avoir été élevés, l'un et l'autre, à ce degré supérieur de connaissance, dans lequel toute la réalité intelligible qui est Dieu, est clairement perçue par une seule intellection, ils revinrent au mode d'intellection simplement humaine, à ce mode qui morcelle l'intelligible et nous le fait percevoir par notions censées distinctes et séparées. Il continue : « Nous disions donc : si chez quelqu'un le tumulte de la chair se tait, et si l'âme se tait pour elle-même, si elle se dépasse en cessant de se penser ^ >> ; si les conditions de la connaissance se transforment et s'élèvent, s'il ne reste plus rien des obscurités dans lesquelles, à chaque instant, l'intelligence humaine se perd; « si cela se continue, si les autres visions d'une nature inférieure s'éloignent, et si cette vision seule emporte et absorbe et ensevelit son spectateur dans les joies intérieures, et si une vie perpétuelle existe telle que fut ce moment de l'intelligence à laquelle nous soupirions : n'est-il pas vrai que c'est la réalisation du mot : Entrez dans la joie de votre Seigneur? (Matth. XXV, 21) 3 ».
V Interprétation littérale de la Genèse ^, et TÉpître CXLVIP, contiennent une étude sur le ravissement de