Ibid., c. XXVII, n" 55, vers la fin; t. III, col
4. « Etiam supra se videt illud, quo adjuta videt quidquld eliam in
lectuelle cVextase et la vision intellectuelle ordinaire, ou connaissance philosophique, ont également Dieu pour cause et pour objet; elles atteignent Fessence divine, mais non au même degré.
Le plus parfait degré de vision est réservé aux élus dans l'autre vie, et aux élus seuls, car les démons ni les réprouvés n'ont la vision intellectuelle de Dieu ^ Les élus, d'ailleurs, ne seront pas transformés en la substance de Dieu ^. C'est par leur intelligence qu'ils connaîtront Dieu ; ils auront, après la résurrection, un corps affranchi de toutes les misères; ils éprouveront, sans doute, des perceptions sensibles que nous ne pouvons pas aujourd'hui nous représenter^, mais ce ne sera jamais leur perception sensible qui leur fera connaître l'essence divine.
On a pu se demander si, selon saint Augustin, les élus, après la résurrection, n'auront pas des yeux assez transformés et assez spirituels pour voir Dieu. C'a été longtemps une question célèbre ^. Mais ce ne peut pas être une question vraiment difficile à résoudre ^. Parmi tous les
se inlelligendo videt » (De Genesi ad lilterani, lib. XII, c. xxxi, n» 59 ; t. III, col. 479 sq.). On peut comparer De Civitate Dei, lib. XVI, c. vi, n° 1 ; t. VII, col. 484.
i.Ep. CXLVII, c. V, n" 15; c. xi, n" 25. — Cf. Quxst. ad Simplicianum, lib. II, Quœst. III, n'^1.