Ep. XCy\ Paulino, n» 7; col
4. PÉTAU, Dogmata Theologica, De Deo, lib. YII, c. ii, où il est loin de rendre justice à saint Augustin. — Thomassin, De Deo, lib. VI, c. xiv (les derniers numéros), parle avec beaucoup plus de justesse.
5. Voir : 1° [40S] Ep. XCII, à la veuve Italica; — 2» [410] Ep. CXX, à Consentius, n» 17; — 3° [413] Ep. CXLVIIy à Pauline, c. xx, xxi, xxii, XXIII; — 4-^ [il3] Ep. CXLVIII, c. i, n° 2 et 3; c. u jusqu'à la fin de l'Épltre; — 5' [427] Cite de Dieu, lib. XXII, c. xxix.
passages, en effet, qui s'y rapportent, on n'en trouve qu'un seul où la possibilité de voir Dieu semble accordée au corps devenu tout autre : « Lorsque , dit saint Augustin, selon la promesse faite pour la résurrection, nous aurons enfin un corps spirituel, et qu'alors nous verrons la Trinité, soit par notre âme, soit aussi, en une manière admirable, par notre corps lui-même, car enfin la force du corps spirituel est chose ineffable : il n'arrivera pourtant pas que la Trinité nous apparaisse dans l'espace ^. » Or ce passage est de 410, et on trouve tout autre chose en 408 et en 413. Voici, d'abord, ce que saint Augustin, en 408, écrit à Italica : « Voir Dieu, ce n'est possible à l'œil du corps, ni maintenant, ni après la résurrection. Car la mesure où nous verrons Dieu sera celle où nous lui serons semblables... Et nous le verrons par la même cause qui nous rend semblables à lui^. » Il y a en 413 quelque chose de plus explicite : « Si, lors de la résurrection, les yeux corporels changeront de nature, et s'ils apercevront Dieu, je laisse décider cela à ceux qui le pourraient expliquer : pour moi, je me tiens à la pensée de celui ^ qui, sans excepter notre état après la résurrection , attribue la vision de Dieu, non pas aux yeux corporels, mais aux cœurs purifiés^. » Enfin, en 427, la Cité de Dieu enseigne tou-