‹ Saint AugustinChapitre 142 sur 292 · In Epist. ad Galatas, n" 49; t. III, col · texte numérisé non relu

In Epist. ad Galatas, n" 49; t. III, col

aucun des deux..., et si nous redoutons également l'un et Tautre, nous resterons sans doute en suspens i. » Beaucoup plus tard, vers 420, il s'exprime en ces termes : « Souvent, nous voyons ce qu'il faut faire et nous ne le faisons pas, parce que nous n'avons pas la délectation de le faire, et que nous désirons cette délectation^. » Selon la formule de 394, « notre préférence dominante détermine nécessairement notre action », operemiir necesse est; et selon la formule de 420, « souvent nous voyons ce qu'il faut faire, et nous ne le faisons pas », nec aginius. Saint Augustin, dans Tune et dans l'autre formule, condamne Lien notre inaction, mais non la pure inaction extérieure ; ce qu'avant tout il condamne, c'est la faiblesse dans la décision, car enfin, là où il y a décision réelle, l'action ne manque pas de suivre, à moins toutefois qu'un obstacle extérieur ou que la maladie ne rendissent l'action impossible. Et vraiment, il ne s'agit pas ici pour saint Augustin de s'apitoyer sur les estropiés et sur les hommes qui rencontrent des obstacles insurmontables. Saint Augustin ne dit pas , comme le suppose Fénelon : tant que subsiste la décision réelle, vous agissez; il dit uniquement : selon votre disposition générale dominante , vous prenez en chaque circonstance telle ou telle décision réelle. Il donne à, la disposition générale le nom de délectation ou le nom d'amour. « La délectation est comme le poids de l'âme, » dit-il vers 388 ^; et en 400 : « Le poids

Page 1