ib., t. VI, col. 118. Cf. Etichiridion, c. xcvii
l'avez enseigné) vous-même ^ » — « Donnez-moi ce que j'aime; car j'aime ; et cela, c'est vous qui me l'avez donné : n'abandonnez pas votre don )>, ne dona tua deseras ^.
Aussi, à partir de 412, dans ses traités contre les Pélag-iens , saint Augustin n'aura qu'à reprendre avec plus d'insistance sa doctrine sur la prédestination, sur le péché originel^ et sur la grâce du Rédempteur. C'est surtout dans le traité De la Correction et de la Grâce * que, pour la première fois, il fait une étude spéciale de cette grâce sans laquelle on ne peut pas agir bien, et de cette autre grâce par laquelle il arrive que Ton agit bien^.
Outre qu'il aborde souvent le mystère de la prédestination, il y consacre le traité De la Correction et de la Grâce [426 ou 427] et celui qui a pour titre De la Prédestination des Saints [428 ou 429]. Ces deux traités,
1. « Non tu aliquid taie aiidis a me, quod non mihi tu prius dixeris » (lib. X, c. Il; no 2 in fine; t. I, col. 780); — cf. c. iv, n° 5 ; col. 781 : « An gratulari mihi cupiunt, cum audierint Quantum ad te acccdani munere tuoy>;c. XXXI, n"45 ;col. 798 . «Unde apparet, sancteDeus meus, tedare cum fit quod imperas fieri)) ; lib. XI, c. ii, n" 2 ; col. 809 : « Daquodoflferam tibi ».
2. « Da quod amo ; amo enim, et hoc tu dedisti » (lib. XI, c. ii, n° 3 ; t. 1, col. 810) ; cf. n° 4 : « Obsecro per Dominum nostrum Jesum Christum.. . quem confirmasti tibi mediatorem tuum et nostrum, per quem nos qusesisti non quœrentes te; queesisti autemut quserereraus te». — Cf. lib. XIÏI, c. i , n° 1, et c. III, n° 4.
3. Voir particulièrement, De Peccatoruni meritis et rcmissione , lib. I, c. ix-xii ; t. X.