‹ Saint AugustinChapitre 150 sur 292 · Ep., CCXV, n" 4; col · texte numérisé non relu

Ep., CCXV, n" 4; col

prouvés ne s'excuseront pas ; on dit aujourd'hui : pourquoi la correction? Mais eux ne diront pas alors : Pourquoi sommes-nous damnés? car enfin, si nous avons abandonné le bien pour le mal, c'est que nous n'avions pas reçu assez de persévérance pour nous fixer dans le bien. Non, pour eux, il n'y aura pas une excuse qui puisse les délivrer de la juste damnation i. »

C'est toujours aux moines d'Adrumète que saint Augustin écrit : « Ne niez pas la grâce, et ne défendez pas non plus le libre arbitre à ce point que vous le sépariez de la grâce, comme si, sans la grâce, nous pouvions seulement penser ou faire la moindre chose selon Dieu -. » Depuis plus de quinze ans, il répétait le même avis^.

Mais la grâce et le libre arbitre coopèrent * : « L'Apôtre dit : Ne vous laissez pas vaincre par le mal, ayez raison du mal à force de bien (Rom. XII, 21). Et certes, puisqu'il dit : Ne vous laissez pas vaincre, c'est évidemment

1. De Correptione et Graiia, c. vu, n» 11 ; t. X, col. 923. — Cf. Enchiridion, c. xciv et xcv, deux passages importants; t. VI, col. 275.

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