‹ Saint AugustinChapitre 151 sur 292 · Ep., CCXIV, n" 1, 2; col · texte numérisé non relu

Ep., CCXIV, n" 1, 2; col

3. Cf. De Peccatorum mentis et remissione[\\i],\\h.\\,c. xviii, n**28; t. X, col. 168 : « Ne sic defendamus gratiam, ut liberum arbitrium/auferre videarnur ; rursus, ne liberum sic asseramus arbitrium, ul supcrba impietate ingrali Dei graliœ judicemur. » Cf c. xvii, n" 26 in principio; cf. De Gratta Christi, c. xlvii, n° 52 ; t. X, col. 383.

4. De Gratta et Lihero Ârbitrio, c. ii, n» 4 ; t. X, col. 884; — cf. De Correptione et Gratta, c. ii, n" 4; t. X, col. 918.

que Tarbitre de la volonté est reconnu. Car vouloir et ne vouloir pas appartient à la propre volonté ^ »

Donc, ici, se présente la question : Gomment la liberté humaine , sous l'influence de la grâce , conserve-t-elle encore quelque chose de sa propre énergie ? Car enfin, si elle n'en conserve rien, nous ne coopérons pas ; mais si notre coopération signifie que nous ajoutons à l'énergie delà grâce, une énergie purement humaine, et que les deux énergies juxtaposées produisent l'action surnaturelle : cela est d'abord une conception puérile, et s'il fallait le prendre au sérieux, ce serait une conception pélagienne. Or, cette alternative sur la coopération se présente nécessairement à l'esprit. Saint Augustin se demande si « la volonté même par laquelle nous croyons, est un don de Dieu, ou si elle nous est procurée par le libre arbitre qui nous est naturel ^ » .

La question est parfaitement formulée ; saint Augustin y répond par des considérations peu claires, peu directes, desquelles, enfin, il ne se montre guère satisfait : « Si cette discussion, dit-il, suffit à bien résoudre, qu'elle suffise 3. » H conclut : « Dieu opère dans l'homme la volonté même de croire ; mais consentir à l'appel de Dieu, ou n'y pas consentir, appartient à la propre volonté. C'est, d'ailleurs, un fait qui non seulement n'infirme pas le mot : QiCavez-vous que vous n'mjez reçu,

î. De Graiia et Lihero Arhitrio , c. m, n» 5 ; t. X, col. 385. — Cf. c. v, n" 12 ; t. X, col. 889; et c, vi, n° 15 ; t. X, col. 8«J0; passage capital, où se trouve la formule 5, rapportée dans le paragraphe précédent, p. 191.

2. De Spirituel Littera, c. \xxiii, n° 57; t. X, col. 237; voir jusqu'au n° 60 inclusivement.

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