Ibid., n^GO; col. 2i
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mais qui, plutôt, le confirme. L'âme, en effet, pour posséder les dons qui lui sont signifiés en ces termes, doit nécessairement consentir; et dès lors, la chose qui est possédée dans l'àme, et qui est reçue, provient de Dieu; mais le fait de recevoir et de posséder appartient à celui qui reçoit et à celui qui possède ^ »
Sur la propre coopération de la volonté simplement humaine, saint Augustin n'enseigne rien de plus : il se préoccupe plutôt de Faction que Dieu exerce sur nous ; il dit : « Si on veut nous contraindre à scruter cette profondeur : pourquoi celui-ci est-il incité de manière à être persuadé et cet autre, non ; il ne se présente à mon esprit que deux paroles bonnes à donner en réponse : 0 'profondeur! O altitudo (Rom. XI, 33) et, Y a-t-il donc en Dieu de l iniquité (Id. IX, 14)? Celui qui n'aime pas cette réponse n'a qu'à chercher de plus habiles gens, mais qu'il prenne garde de ne pas trouver des présomptueux 2. »
La volonté peut se détourner de Dieu; c'est ainsi que le péché se produit ^ : u L'ange révolté, aimant soi-