‹ Saint AugustinChapitre 154 sur 292 · De Libero Arbitrio , lib. I, c. xvi; lib. II, c. xviii · texte numérisé non relu

De Libero Arbitrio , lib. I, c. xvi; lib. II, c. xviii

5. De Civitate Dei, lib. XIX, c. xiii, n° 2; t. VII, col. 641; — cf. De Libero Arbiirio. lib. II, c. xx et xvii, n° 48; t. I, col. 1295.

6. De Libero Arbilrio , lib. III, c. xiii, n° 36; 1. 1, col. 1289.

7. De Civitate Dei, lib. XIX, c. xii, n° 2; t. VII, col. 639.

De même, toute réalité peut légitimement être objet d'amour; il faut seulement que la réalité créée ne prenne jamais dans notre cœur la place de Dieu : « Ce qui souille l'âme, ce ne sont pas les harmonies (les beautés) inférieures à l'âme raisonnable ; c'est l'amour de la beauté inférieure '. » Saint Augustin, au traité Du Libre Arbitre y donne en quelques mots l'expression parfaite de sa pensée : « La passion, dit-il, voilà dans l'adultère ce qui est le mal ; mais vous cherchez le mal au dehors , dans l'acte lui-même tel qu'on le peut voir, et vous rencontrez ainsi des difficultés gênantes ^. »

C'est à propos de la théorie du péché, que saint Augustin fait la différence entre les choses dont il convient de se servir en vue d'un résultat supérieur, et les choses auxquelles on s'arrête pour elles-mêmes et dont on jouit. Jouir et se servir, frui et uti, est une des expressions célèbres que saint Augustin s'était d'ailleurs formulée de très bonne heure. Car, vers 390, il dit bien nettement : « La même différence existe, d'un côté, entre l'honnête et l'utile, et, d'un autre côté, entre jouir et se servir », inter fruendum et utendurn^. Il développe

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