De Slusica, lib. VI, c. xiv, n° 46; t. I, col
2. De Libero Arbilrio, lib. I, c. m, n» 8; t. I, col. 1225; — cf. De Ci' vitale Dei, lib. XII, c. viii; t. VII, col. 355. Tout ce chapitre est à lire.
3. De diversis Quxslionihus LXXXllI, Quœst. XXX inprincipio; t, VI, col. 19. — Cf. 1° [388] De Moribus Ecclesix, lib. I, c. m, n» 4, 5; t. I, col. 1312; on y trouve le mot /rwi, mais sans opposition avec u<i; — 2" [387- 389] De Musica, lib. VI, c. iiv, n° 46; t. I, col. 1187; les deux mots y sont employés, mais non en opposition dans une même phrase : « neque amenus eos (numéros inferiores) ut quasi pcrfruendo talibus beati efficiamur. Ilis etenim... bcne utendo carebimus ». — 3" [388-395] De Libero Arbitrio, lib. I, c.iv, n° 10; t. I, c. 1226 : « mali ut lus (bonis lomporalibus)
au même endroit toute sa pensée, et il insiste sur Topposition entre jouir et se servir. Il faut ensuite aller jusqu'à 397 pour retrouver, dans le traité De la doctrine chrétienne, une semblable insistance^. Enfin, quelques années plus tard, un mot résume tout : « La vie mauvaise et coupable, c'est celle qui pervertit et la jouissance etl'usage-. » Toute cette doctrine que saint Aug-ustin oppose d'abord au Manicliéisme, est aussi celle que la lutte contre les Pélagiens lui fournit l'occasion de reprendre et de compléter. Il a dit avec la même décision, en 390, dans le traité Du Libre Arbitre, en 415 dans le traité De la Perfection de la justice humaine, enfin en 429 ou 430, dans V Ouvrage inachevé contre Julien, que Faction proprement naturelle, connue ou non, c'est-à-dire l'action déterminée par la nécessité même de la nature, n'est jamais un péché : « Ce que l'âme, naturellement, ignore, ou ce que, naturellement, elle ne peut pas, ne lui est jamais imputé comme faute ^. » Voilà le langage de 390 ;
fruendis cum securitate incumbant, removere impedimenta conantur... ». Et là, non plus, il n'exprime pas l'opposition. — Les Stoïciens employaient au même sens le terme uti; cf. Senec. Epist. LXVI, n° 5; 85, n» 33; 120, n" 2 (Voir Zeller, Geschichte der Philosophie der Griechen, t. III, V Partie, A, Die Stoïsche Philosophie ; 8 Ethik). — Voir aussi saint Ambroise, De Xoë et Arca, c. x, n" 35.
1. De Doctrina Christiana, lib. I, c. xxxm, n° 37; t. III, col. 33; cf.