‹ Saint AugustinChapitre 156 sur 292 · C. XXII, c. XXXI, c. XXXII, c. XXXV · texte numérisé non relu

C. XXII, c. XXXI, c. XXXII, c. XXXV

2. De Trinilale [400-416], lib. X, c. x, n" 13; t. VIII, col. 981; — Cf. De Citntatc Dei. lib. XI, c. xxv; t. VII, col. 339; et surtout Confess., lib. XIII, c. xxxi, n" 46; t. I, col. 865.

3. De Libéra ArbUrio, lib. III, c. xxii, n° 64 ; t. I, col. 1302. Cf. c. i, n» 1 et 2, col. 1271; c. xvi, n° 46, col. 1294; c. xvii, n" 48, col. 1295; c. xviii, n"51, col. 1296. — Cf. De Perfectione justitix hominis, c. iv- VI, et passim per lotum.

208 SAIXT AUGUSTIN.

celui de 430 sera plus fort : « Si Tange ou si Flionmie, par Texercice de sa volonté , commet un péché, il y a là sans doute l'action d'une nature ; car enfin, Fange et rhomme sont une nature ; mais dans ce cas, nous n'appelons pas péché naturel, ce qui est l'œuvre de la volonté libre. En effet, l'ange ou l'homme a péché parce qu'il a voulu ; il a pu, d'ailleurs, aussi, ne vouloir pas ^ »

Il n'y a donc qu'une cause du péché : la volonté libre : Qui a fait le démon? « Lui-même ; car ce n'est pas sa nature, c'est son péché qui l'a rendu démon 2. » — « La première mauvaise volonté a précédé dans l'homme toutes les mauvaises œuvres; elle a donc été une défection, un abandon de l'œuvre de Dieu en faveur de l'œuvre propre, plutôt qu'une activité quelconque^. » — « La mauvaise volonté précéda chez Adam et l'induisit à écouter le serpent tentateur^. » De ces trois phrases identiques, la première est de 389, la troisième de 429.

Mais voici une question plus profonde : comment at-ilpu se faire qu'à l'origine, une volonté ait choisi le mal? Ou, d'une manière plus générale : comment concevoir la perversion de la liberté? Cette question, qui ne tourmente nullement la conscience de l'hmnanité, arrête à bon droit l'attention des philosophes. Or, là où la

1. Operis imperfecH, lib. V, c. xl; t. X, col. 1477; cf.lib. 111, c. ccvi, col. 1334 sq.; et lib. I, c. lxxxv, col. 1104 sq.; c. xcvii, col. 1113 sq,; c. CI, col. 1117. — Cf. De Civitate Dei, lib. XI, c. xv; t. VII, col. 330-

2. De Genesi contra Manichxos, lib. II, c. xxviii, n" i2; t. III, col.

3. « Defcctus polius fuit quidam ab opère Dei ad sua opéra, quaniopus ullum. » [De Civitate Dei, lib. XIV,Jc. xi, n° 1 ; t. VII, col. 418.)

Page 1