‹ Saint AugustinChapitre 161 sur 292 · Lib. Iir, c. XIV, n« 2i ; t. III, col · texte numérisé non relu

Lib. Iir, c. XIV, n« 2i ; t. III, col

crime de Soclome. Et si toutes les nations s'y adonnaient, elles n'en seraient pas moins coupables devant la loi divine. Toute société humaine convient par un pacte d'obéir à ses chefs ; combien plus ne faut-il donc pas obéir à Dieu, le maître de toute créature?. Aussi (les attentats commis) pour le seul plaisir que le mal d'autrui procure, par exemple, les spectacles de gladiateurs, les dérisions et les tromperies : voilà les sources de l'iniquité i. » V Enchiridion [421] est tout aussi précis : « Certains péchés, pour grands et horribles qu'ils soient, si une fois ils deviennent l'habitude générale, sont réputés légers, ou même ils ne comptent plus : on ne songe pas à les cacher, on s'en vante plutôt et on les publie... Il est écrit dans la Genèse : La clameur de Sodome et de Gomorrhe s'est multipliée (Gen. XVIII, 20). En effet, dans ces deux villes, le crime n'était plus j)uni : il s'étalait, il semblait protégé, par la loi. » Saint Augustin rappelle bientôt, et il cite un passage de ses discours sur l'Épître aux Galates^. Le passage est juste, très vif; mais, contrairement aux Confessions, il ne mentionne aucun fait précis : « Peutêtre, alors, continue saint Augustin, une douleur immodérée me poussa- t-elle au delà de la juste mesure. Or, maintenant, je redirai ce que, plusieurs fois, mes autres ouvrages ont dit^ : Notre péché provient de deux causes : ou bien nous ne voyons pas ce que nous devons faire; ou bien nous ne faisons pas ce que nous

1. Confess., lib, III, c. viii, n" 15, 16; t. I, col. 689 sq.

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