Voir ci-dessus, p
savons qu'il faut faire : l'un est le mal d'ignorance; l'autre le mal d'infirmité '. »
Il y a aussi, dans les Traités sur saint Jean [416], deux endroits dignes d'attention. Le premier, notamment, a pour objet ce qui est dans la destinée humaine, le plus effrayant mystère. Notre-Seigneur enseigne que les hommes parmi lesquels il est venu, et qui ont pu l'entendre n'ont aucune excuse de leur péché (Jo. XV, 22). Mais les autres sont-ils tout à fait innocents, ou bien leur péché reçoit-il quelque atténuation? « A ces questions, voici, selon mes forces et selon que Dieu m'assiste, voici ma réponse : les autres ont une excuse, non de leur péché en son total, mais du péché particulier qu'ils ont commis en ne croyant pas en Jésus-Christ, eux vers qui Jésus-Christ n'est pas venu, et à qui Jésus-Christ n'a pas parlé 2. » On va rencontrer dans l'autre endroit, de même que dans les Confessions et dans V Enchiridion, le jugement sur un fait déterminé. Saint Augustin écrit : <( Ponner son bien à des histrions est un vice énorme, vitium est immane, nullement une vertu; et vous savez combien de fois le fait se produit et quelles louanges on lui décerne^. »
\J Ouvrage inachevé contre Julien ne discute aucun exemple déterminé ; il donne en revanche une décision bien ferme et bien importante. Il sera bon, d'ailleurs, de savoir que cette décision est un passage classique sur le péché peine du péché : (( La troisième sorte de
1. Enchiridion, c. lxxx, n" 21; c. lxxxi, n° 22; t. VI, col. 270 sq.