‹ Saint AugustinChapitre 163 sur 292 · Tract. C, n" 2; t. III, col · texte numérisé non relu

Tract. C, n" 2; t. III, col

péchés, dit saint Augustin, dans laquelle le péché est aussi la peine du péché, est indiquée par ce mot : Je ne veux pas le mal et je le fais (Rom. VII, 29). A cette même sorte appartiennent aussi les actions mauvaises qui, commises par ignorance, ne sont pas réputées mauvaises, mais plutôt sont réputées bonnes ^ »

A la théorie de la morale d'intention doit se rattacher aussi le mot célèbre : « Ce qui fait le martyr, ce n'est pas le supplice, mais la cause 2. » Saint Augustin avait déjà dit plus longuement, et avec plus de détermination : « Si quelque païen a été condamné pour crime d'idolâtrie, faut-il le croire martyr? Et pourtant, à cause d'une superstition considérée par lui comme une religion sainte, il a subi le châtiment ordonné par la loi^. » Enfin, les Rétractations, dont l'autorité est si grande, contiennent un passage où il est formellement enseigné que l'ignorance n'excuse pas toujours, et que la bonne intention ne justifie pas toujours : « Lorsque, dit ensuite saint Augustin, la bonne volonté ne peut pas résister à la contrainte de la passion, et que, pour cela, on agit contre les préceptes de

1. Operis imper fecli , lib. I, c. xlvi; t. X, col. 1068. Cf. c. lxxxviii, col. 1107; c. civ, col. 1118; c. cv, col. 1118 sq.; c. cvi, col. 1120; lib. V, c. xLvii, L, Li, Lvi; lib. VI, c. XVII, col. 1539. — Ajouter cette phrase de la Cité de Dieu : « etsi quisquam mali aliquid alterius improbitate vel errore patiatur, peccat quidem homo, qtiivcl ignorantia, velinjiistitia cuiqiiam mali aliquid facit (lib. XXI, c. xiii; t. VII, col. 728).

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