Lib. IV, c. XVI, n
6. « Suborta est etîam mibi cogilatio, prudentiores fuisse illos philosophes quos Academicos vocanl » (lib. V, c. x, n« I*J).
7. Lib. V, c. X, n° 19 : « Multumque mihi turpe videbalur, credere li-
néanmoins Fimpression que le Manichéisme a produite sur lui : il s'imagine que les catholiques font Dieu auteur du mal; et, plutôt que d'adhérer aune telle doctrine, il préfère mettre à côté du Dieu bon, une substance absolue essentiellement mauvaise, qui le limite ^ Il persiste aussi à penser que les attaques des Manichéens contre les Saints Livres sont, en somme , invincibles ; mais le souvenir d'un certain Helpidius cjui autrefois, à Carthage, disait des choses très fortes contre les Manichéens, se réveille, et commence à Tébranler^. C'est dans cette situation qu'Augustin se rend à Milan, où il doit enseigner la rhétorique. Il va écouter la prédication d'Ambroise, et ce n'est pas pour s'instruire : il est curieux d'éloquence; il cherche le plaisir d'entendre et de juger un habile orateur. Or, sans l'avoir voulu, et sans avoir conscience d'y être pour rien, il se trouve préoccupé des choses qu'Ambroise a dites 3. Dès lors, la doctrine catholique, dont il ne reconnaît pas d'ailleurs la vérité, cesse de lui paraître ridicule*. Il est pourtant toujours arrêté par l'impossibilité de concevoir intellectuellement^. Enfin,
guram le habere humanae carnis... Et quoniam eum de Deo meo cogitare vellem. cogitare nisi moles corporum non noveram »