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par aucun accident, ce qui est le propre de la force ; il n'est dominé par aucun autre amour, ce qui est le propre de la justice ; il veille à bien discerner les choses, il prévient l'action de la tromperie et de la fraude, ce qui est le propre de la prudence. Voilà l'unique perfection de l'homme^. »
D'ailleurs, dans l'Épitre même à saint Jérôme il dit que si une vertu suppose toutes les autres, il n'en est pas de même du vice- : « Ce n'est pas, dit-il, une sentence divine (une sentence contenue dans les saintes Écritures) que celle-ci : Quiconque a une seule vertu les a toutes, et il ne lui en reste aucune s'il lui en manque une seule; mais ce sont des hommes qui ont pensé ainsi, des hommes certes très habiles et très appliqués, mais enfin simplement hommes 3. » Il s'arrête ensuite à Terreur des stoïciens. Remarquons ce qu'il en dit : « L'erreur des stoïciens consiste en ce que, considérant l'homme qui avance vers la sagesse, ils lui refusent en cet état toute sagesse : l'homme ne possède donc la sagesse qu'au moment où il y est devenu parfait. » Un peu d'eau pardessus la tête, suffoque aussi bien que ferait une grande masse d'eau* ; telle est la comparaison dont les stoïciens aimaient à se servir ; saint Augustin y oppose sans peine une autre comparaison, qui est celle de l'homme pas-
1. De Morihxis Ecclesiœ, lib. I, c. xxv, n° 'iG; t. I,col. 1330 sq.
2. « Dum quaeritur eliam de viliis utrum ipsa similiter omnia sint ubi unum erit ; aut nulla sint, ubi unum non erit ; laboriosum est id ostendere, propterea quia uni virtuli duo villa opponi soient. » (N" 8; cf. n° 7 et 9, col. 73G.)