De Civitate Dei, lib. XIX, c. iv, n° 4, 5 et
4. De Civitate Dei, lib. XIX, c. iv, n" 4, 5 et 6. — Cf. n"» 5.
ces questions la réponse de la Cité de Dieu, la voici : le souverain bien c'est la vie éternelle, mais le souverain mal c'est la mort éternelle^. »
Le contentement actuel , si parfait soit-il , la conscience actuelle d'être heureux, si invincible soit-elle, ne sont pas la preuve infaillible que Ton possède le souverain bien 2. « Nul n'est heureux, à moins d'avoir tout ce qu'il veut et de ne vouloir rien de maP. » On ne possède le souverain bien qu'à la condition de mettre son bonheur en Dieu, et de vivre totalement dans la paix et dans la sécurité. « Seul, celui qui est heureux vit selon sa volonté; mais personne n'est heureux à moins d'être juste ^. » De même « personne n'est heureux à moins de jouir de ce qu'il aime^ ». Or, pendant cette vie, « qui donc est parvenu à une sagesse si parfaite, qu'il n'ait plus à lutter, pas même contre les passions^? »
Dès le commencement, saint Augustin posséda toute cette doctrine : il l'exprime dans le traité De la Vie heureuse ~ ; ou bien, si sa mère, qui assistait au dialogue, prévient les autres interlocuteurs, il s'empresse de l'approuver et de lui dire qu'elle a d'abord expliqué ce qu'il avait cru devoir réserver pour la fin et présenter alors comme le plus grand et le plus impor-