‹ Saint AugustinChapitre 175 sur 292 · Ibid., c. IV, n" 3 in fine · texte numérisé non relu

Ibid., c. IV, n" 3 in fine

7. On peut ajouter Soliloquiorum, lib. I, c. ii, m, viii, xi et xiii.

tant mystère à peine découvert par les philosophes ^ L'assistance entière, frappée des réflexions de Monique, se récrie d'admiration ; et Augustin fait cette remarque : u Vous voyez la différence entre la multitude ou la variété des doctrines et une âme toute attachée à Dieu 2. » Puis, sur la fin du dialogue, parlant en son propre nom : L'homme véritablement heureux; dit-il, « jouit de Dieu. Le parfait rassasiement des âmes, c'est-à-dire la vie heureuse, consiste donc à connaître parfaitement et pieusement par quelle chose on est conduit à la vérité, de quelle vérité il faut jouir, et par quel moyen on est uni au mode souverain ^ ». Et ce langage signifie, dans sa suite réelle, que le bonheur consiste à vivre de Dieu^.

Jouir de Dieu, frui Deo, est, comme on voit, l'expression que, dès le commencement, saint Augustin adopta. Il l'emploiera toujours; il dira : (< L'âme organise sa vie de manière à pouvoir jouir de Dieu; car ainsi elle est heureuse^. » Ce mot est une définition bien réfléchie et c'est aussi une des formules dans lesquelles saint Augustin a résumé le plus heureusement sa doctrine du souverain bien. Il y en a, d'ailleurs, trois autres plus parfaites ; les voici : « 0 Dieu ! toute

1.-2. De heata Vita, c. ii, n" 10; t. I, col. 964; cf. c. iv, n' 27.

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