C. IV, n" 35; t. I, col
4. Pour avoir l'intelligence de chaque terme, lire le n° 34 : veritas^ c'est le Verbe de Dieu; summus modus, c'est Dieu qui engendre son Verbe.
T). De diversis Quxstionibus LXXXIH [3SS-3^â], Quœst. XXX; t. VI, col. 20. — Le sens de frui est naturellement très clair; saint Augustin l'a pourtant défini : « Quid enim est aliud quod dicimus frui, nisi prajsto habere quod diligis » {De Lib. Arb., lib. I, c. m, n" 4; t. I, col. 13lî).
la vie heureuse est de jouir en vous, de vous, à cause de vous K » — (( Vous montrez combien vous avez fait grande la créature raisonnable, car, pour son véritable repos, rien ne lui suffit de ce qui est moins que vous, et ainsi, elle-même ne suffit pas à elle-même 2. » Déjà, au début, il avait dit : « Tous nous avez fait pour vous, et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en vous 3. » — « La paix (à laquelle nous aspirons tous) , la paix est la tranquillité de l'ordre ^. « Le bonheur qui, en fait, ne diffère pas de la paix, « est la joie procurée par la vérité^ ».
Le bonheur consiste donc à se rapporter soi-même à Dieu ^. L'ordre essentiel des choses le veut ainsi : « Si notre nature nous venait de nous-mêmes , nous aurions produit aussi notre propre sagesse, et nous n'aurions pas à l'acquérir par l'étude, c'est-à-dire par un effort en vue de la trouver ailleurs ; dès lors, notre amour parti de nous-mêmes, puis rapporté à nous-mêmes, suffirait à notre vie heureuse, laquelle ne serait pas obligée
1. « Et ipsa estbeaia vita gaudere ad te, de te, propterte. » {Confess., lib. X, c. XXII, n'^ 32 ; t. I, col. 793.)
2. « Cui nullo modo sufficit ad beatam requiem quidquid te minus est, acper hoc nec ipsa sibi. » {Ibid., lib. XIII, c. viii, n» 9 ; t. I, col. 848.)