‹ Saint AugustinChapitre 181 sur 292 · C. V, n° 8; col · texte numérisé non relu

C. V, n° 8; col

3. Remarquer pourtant deux passages : l*» c. viii, n° 11; col. 892; — 2" c. IX, n° 17 in fine; col. 893. — Cf. c. xvi, n" 39 in fine; col. 900 : « neque dubitari non esse falsum quidquam nisi veri aliqua imitatione ».

i. Comme exemple, non pas unique, mais mieux déterminé, c. iv, n° 17 5. Lib. VII, c. XV, n° 21; t. I, col. 744.

des choses qui ne sont pas, mais qui pourraient être. Dire, en effet, que sept et trois égalent onze, c'est dire ce qui, absolument, ne peut pas être; mais dire qu'aux calendes, par exemple, de janvier, il a plu : en fait, cela n'a pas été, mais on a dit ce qui, pourtant, aurait pu être^. »

Il est donc visible que le faux n'existe pas. Mais il en est du bien comme du \Taî, et le bien se confond, lui aussi, avec l'être. Une substance mauvaise est chose contradictoire. D'ailleurs, la question sur le mal en soi, sur ce que l'on a nommé mal métaphysique, ne peut pas offrir de difficultés. Et si saint Augustin est revenu toute sa vie sur cette question, c'est que les souvenirs de son manichéisme et la nécessité de combattre Terreur manichéenne alors bien vivante, l'ont obligé à une insistance que, d'elle-même, la question n'exigerait pas 2.

Voici, résumé en un mot, ce qu'il a toujours enseigné : « Toutes les choses que Dieu a faites sont parfaitement bonnes ; le mal n'a pas une nature à lui ^ ; mais tout ce qu'on appelle mal, c'est ou bien le péché, ou bien la peine du péché ^. » — « Selon le degré de bonté

1. De Doctrina chrisiiana [à partir de 397], lib. II, c. xxxv, n» 53 ; t. III, col. 60.

2. La liste des passages à consulter comprendrait à peu près toutes les œuvres de saint Augustin. Il ne sera désigné ici que : 1° [388-395] libre Arbitre; — 2° [391] Les deux âmes; — T [392] Contre Fortunat le Manichéen; — 4° [404] De la nature du bien, contre les Manichéens. — Ajouter les quelques passages qui vont être indiqués en note.

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