Mala vero non esse naturalia
4. De Genesi ad litteram. Liber imperfectus [393], c. iri, n° 3; t. III, col. 221.
qu'une chose possède, il y a en cette chose une similitude du bien absolu, similitude sans doute éloignée, mais enfin similitude qui ne laisse pas d'être i. » Il dit encore : « Lorsqu'une réalité se corrompt, sa corruption est un mal, et cela, parce que cette réalité subit ainsi la privation de quelque bien. Et si cette réalité ne cesse pas de se corrompre, elle ne cessera pas non plus d'avoir quelque bien, duquel, par la persistance de la corruption, elle sera de plus en plus privée. Et si la corruption Tépuise, il n'y aura plus là aucun bien, parce qu'il n'y aura plus là aucune réalités. ,,
Il n'en faut pas davantage sur la question du mal substantiel. Mais, sous ce même nom de mal, on entend encore toutes les misères, toutes les calamités et tous les fléaux; enfin, on entend surtout le péché. Il y a ainsi deux questions dont la première a pour objet, en général, tous les malheurs et toutes les contrariétés de l'existence.
Sur cette première question saint Augustin n'a pas toujours le même langage , ni un langage également fort. Il affirme, en effet, que dans le total des choses, le mal contribue au bon ordre, et aboutit en définitive au bien. C'est ainsi que chaque petite pierre contribue à former une belle mosaïque ; et c'est encore ainsi qu'une belle statue placée sur la façade d'un palais et y subissant toutes les intempéries, démontre que l'architecte a fort bien su, malgré cet inconvénient particulier,