Ibid.y n° 27; col
3. Ibid., c. XI, n" 32; col. 1287 : « Si enini rébus deessent anlraae qu8B ipsum fastigium ordinis in universa creatura sic obtinerent, ut si peccare voluissent, infirmaretur et lalefactaretur universitas, magnum quiddam deesset creaturœ... Si/ie istarum officiis justis atque perfeciis cssc universitas non potest. Item, si deessent quae sive pectarent, sive non peccarent, nihil universitalis ordini minueretur, etiam sic plurimum deesset. »
4. C. III, n" 35; col. 1288 : « Unde colligitur non defuturura fuisse ornatum congruentissimuin inlimœ corporca3 creaturœ, eliamsi ipsa peccare noluisset. »
anges pécheurs'. « Donc, à quelque supposition que notre pensée s'arrête, elle trouve qu'il faut toujours louer Dieu, le créateur très bon et l'organisateur très juste de tout ce qui existe ^. »
On a ainsisurroptimisme la pensée définitive de saint Augustin : Dieu ne peut produire rien de mauvais ; dès lors, l'univers, quel qu'il soit, et quelques misères ou quelques désordres qui s'y mêlent, est non pas absolument le meilleur, mais il est bon et digne de Dieu. Et puisqu'il y a divers degrés de perfection, il n'est pas juste de ne vouloir admettre que le plus élevé 3.
Et certes , si nous avions assez de force pour nous tenir à la contemplation intellectuelle, d'abord nous percevrions l'univers dans sa réalité ; « car l'âme humaine est naturellement unie aux notions divines qui la régissent ; et lorsqu'elle dit : ceci devrait être fait plutôt que cela ; si elle dit vrai et si elle voit ce qu'elle dit, elle le voit dans les notions divines avec qui elle est imie* ». Outre cet avantage, nous aurions celui de comprendre que l'univers, malgré toutes les misères, est néanmoins dans l'ordre; mais nos jugements obéissent trop à notre fantaisie; et la fantaisie nous égare. « La raison apprécie d'une manière, et l'usage d'une autre manière 5. La raison apprécie à la lumière delà vérité... mais l'usage obéit à l'influence de ce qui nous est commode ^\ » Et