‹ Saint AugustinChapitre 189 sur 292 · Confess., lib. VII, c.xm, n" 19; t. I, col · texte numérisé non relu

Confess., lib. VII, c.xm, n" 19; t. I, col

sont bonnes ; pourquoi donc n'a-t-il pas pris le parti meilleur d'en doubler le nombre, et de le multiplier encore davantage?... Et pourtant, à quelque degré que Dieu poussât cette multiplication , et en quelque manière qu'il agrandit le monde, on pourrait toujours alléguer la même nécessité de multiplier encore, et il n'y aurait ainsi aucune fin*. »

De même, selon l'enseignement du Libre Arbitre, le châtiment n'a sa pleine réalité, il n'exerce son effet total, et il n'assure donc le triomphe complet de l'ordre, que dans l'autre vie ^. Or, saint Augustin a repris dans la Cité de Dieu, cette doctrine du châtiment; il l'y a mieux exprimée et il a fait ressortir plus vivement le mystère : « C'est (au jugement de Dieu) que la sentence alors promulguée, et, avec elle, toutes les décisions prises par Dieu depuis l'origine, et toutes celles qui, à partir d'aujourd'hui, lui restent à prendre, nous apparaîtront absolument justes. Nous y verrons aussi avec combien de raison Dieu veut qu'un si grand nombre de ses justes jugements, et en quelque sorte tous, soient un mystère pour le sentiment et pour la pensée des hommes, et pourtant, sur ce sujet, la foi pieuse sait que s'il y a mystère, il n'y a pas injustice 2. »

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