‹ Saint AugustinChapitre 190 sur 292 · Lib. III, c. XVI, n · texte numérisé non relu

Lib. III, c. XVI, n

3. De Civitate Dei, lib. XX, c. ii; t. VII, col. 660 sq. Cf. lib. XIV, c. xi, n° 1 ; t. vu, col. 418 : « Usque autem adeo mala vincuntur a bonis, ut quam- 'vis sinantur esse ad demonslrandum quam possit et ipsis bene uti justitia providentissima Creatoris ; bona tamen sine malis esse possint. » — Ibid., c. XXVI, col. 435 : « Cur ergo non crearet Deus, quos peccaturos esse praescivit, quandoquidem in eis, et ex eis, et quid eorum culpa mereretur, et quidsuagratia donaretur, posset ostendere. » — Lib. XXII, c. i , n° 2;co

L'univers, sauf le péché, est uniquement l'œuvre de Dieu. La raison de ce qui se passe, nous apparaîtra après cette vie ^; mais aujourd'hui, plus que tout le reste, la raison du péché nous échappe : « On peut toujours demander pourquoi enfin ont été créés des hommes desquels Dieu savait certainement qu'ils commettraient le péché, et qu'ils seraient condamnés au feu éternel? Ce n'est pas lui qui a créé les péchés; mais enfin, ces natures, qui par elles-mêmes sont bonnes, et chez lesquelles pourtant, à cause du choix de leur volonté, la difformité du péché se trouvera et même chez un grand nombre d'entre elles, se trouvera assez complète pour mériter la peine éternelle : ces natures, qui est-ce, sinon Dieu, qui les a créées? » Et comme à de telles questions nous n'avons aucune réponse, saint Augustin emprunte, une fois de plus, les paroles de saint Paul : 0 homme, gui es- tu poit?" répondre à Dieu ? Est-ce que le vase d'argile dit à celui qui Va façonné : Pourquoi m' avez-vous fait ainsi 2? (Rom. IX, 20.)

Pour compléter cette leçon, saint Augustin dit encore : « Parce qu'elle est plus haute que la justice humaine, la justice de Dieu est aussi plus inscrutable... Pensez à cela, et ne comparez pas Dieu exerçant la justice, aux hommes exerçant la justice ; Dieu est certainement juste,

751 : « Potenlius et melius esse judicans eliam de inalis bene facere, quam malaesse non sinere. » — Ibid., c. 11, n«l ; col. 752 sq. : « Multaenimfiunt quidern a malis contra volunlatcm Dei ; sed tantse est ille sapientia}, tantaeque virtutis, ut in eos exitus sive fines, quos bonos et juslos esse praescivit, tendant omnia, quae volunlati ejus videntur contraria. »

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