‹ Saint AugustinChapitre 197 sur 292 · C. XV, n° 18; t. I, col · texte numérisé non relu

C. XV, n° 18; t. I, col

4. /&., n" 19 et 20; 1. 1, col. 816 sq. — Les mômes réflexions se trouvent dans Enarrationes in, Ps. A'A".YI7//, n" 7, où, à propos du présent, on remarquerai mot : et est et non est (t. IV, col. il9).

instant », ut nulla monda extendatiir. Ainsi, le passé et le futur ne sont rien; et le présent ne dure pas^. Et cependant, nous avons conscience de diverses durées plus ou moins longues-, et nous parlons de l'avenir, nous le prévoyons, nous en réglons les événements ^. Dieu aussi prévoit l'avenir, mais nous ne pouvons concevoir en quoi consiste ou comment s'exerce la prescience divine ^.

Si donc le passé et l'avenir ne sont rien, et si le présent ne subsiste pas, il serait sage de ne pas attribuer au temps une réalité propre : « Peut-être le langage exact serait-il celui-ci; il y a trois temps, un présent des choses (ou des perceptions) passées, prœsens de prœteritis, un présent des choses présentes, prœsens deprœsentibuSy un présent des choses futures, prœsens de futuris. Car ce sont, dans l'âme, trois manières d'être, et je ne les vois pas ailleurs^ ; le présent des choses passées, c'est la mémoire, le présent des choses présentes, c'est la perception actuelle, contuitus, le présent des choses futures, c'est l'attente ^. »

Et certes, à condition de tout réduire à notre manière d'être, saint Augustin emploiera volontiers le langage ordinaire : « Qu'on nous accorde de dire ce qui précède, et, (dès lors), je vois trois temps; je l'avoue, il y en a trois. On dira aussi : il y a trois temps, le passé, le présent

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