VIII PREFACE
du scepticisme et sur les difficultés si complexes de l'activité intellectuelle, pénètre jusqu'au fond. La langue de cette première série d'ouvrages est celle du professeur d'éloquence * ; elle est aussi celle que les habitudes des premiers siècles chrétiens avaient façonnée. « La philosophie » , s'écrie Licentius, le disciple de saint Augustin, « la Philosophie est plus belle que Tisbé, que Pyrame ^, que Vénus et Gupidon ; et, soupirant, il rendait grâces au Christ ^ » Méliton de Sardes (vers 165) et plusieurs autres, avant et après lui, appellent le christianisme notre philosophie, rr/^yS)' 'h^-oiç 9t>.o(709ia^ A la même période appartiennent : le traité de V Immortalité de Pâme, opuscule de réelle valeur, que saint Augustin devait singulièrement oublier, et contre lequel, dans les Rétractations, il se montre injuste, puis un traité perdu sur la Grammaire, et les six livres de la Musique : le sixième livre est d'une profonde doctrine en même temps que d'une sérieuse inspiration % le livre de la Quantité de l'Ame, et le
1. Le mol caractéristique des Confessions : Ibi quid egerim in litteris jam quiclem tihi servientibus , sed adhuc superbi € sciiolam velut in paus\- TioNE ANHELANTiBLS, testunlur libH disputati cum prœseniibus, et cum ipso me solo coram te {Deus). (Lib. IX, c. iv, n" 7; l. I, col. 766.)