‹ Saint AugustinChapitre 202 sur 292 · De Trinitate, lib. IV, c. xvi, n» 21; t. VllI, col · texte numérisé non relu

De Trinitate, lib. IV, c. xvi, n» 21; t. VllI, col

mémos par rcxpéricnce. » Mais il y a une différence infinie entre cette prévision, et celle qui consiste « à contempler dans le principe souverain des choses les causes subsistantes des futurs^ », Et ici encore, on est bien obligé de reconnaître, avec saint Augustin, que nulle prévision sur les choses du monde extérieur n'est Tintellection de la réalité elle-même. On peut, si on le veut, discuter sur l'absolue certitude de la prévision ; il restera toujours que la prévision n'a pas ce caractère qui appartient à la connaissance intellectuelle.

Et, en fait, il n'y a ici qu'une question, qui est de savoir si les choses du monde extérieur sont, pour nous, réellement intelligibles. Saint Augustin a très bien vu qu'elles ne le sont pas. Or, si nous ne comprenons pas les choses extérieures actuellement soumises à notre observation, il est clair que notre prévision et, pour mieux dire, il est clair que les prévisions du savant sont une divination dont le sérieux et la certitude n'atténuent pas l'obscurité.

1. « Ipsas faturorum stantes causas » {Ib., ib.,c. xvii,n'» 22 ; t. VIII, col. 602 sq.).

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