‹ Saint AugustinChapitre 206 sur 292 · Ib., c. xf, n" 34; t. III, col. 23i · texte numérisé non relu

Ib., c. xf, n" 34; t. III, col. 23i

rence entre Tessence qui n'a pas été créée, et les essences qui ont été créées (c'est-à-dire entre Tidée en Dieu et la réalisation de Tidée dans les choses)? En sorte que matin désignerait la perfection actuelle dans la créature, et soir la privation i. » Il reprend encore, en forme d'interrogation, la même pensée-. Il insiste, et plus particulièrement en deux endroits, sur cette signification de jour et de nuit; il cite le verset relatif à la création des poissons et des volatiles : « Là , dit-il , l'esprit le plus lent, quivis tardus , doit s'éveiller et comprendre enfin quelle sorte de jours sont ici énumérés... Évidemment, lorsque Moïse dit : le soir fut fait, il mentionne la matière informe ; et lorsqu'il dit : le matin fut fait, il songe à la détermination qui, par l'opération de Dieu, fut donnée à la matière informe ^. » Saint Augustin, en cet endroit, parle décisivement ; il fait de même dans le numéro qui suit. Enfin, au sujet du quatrième jour: « Si vous considérez , dit saint Augustin, les jours ordinaires, que le lever et le coucher du soleil déterminent, ce jour-ci ne sera pas le quatrième, mais bien, peut-être, le premier. . . Et quiconque se rend compte que, pendant notre nuit, il y a le soleil ailleurs, et que, s'il y a pour nous le soleil, c'est ailleurs la nuit, celui-là cherchera une signification plus relevée pour de pareils jours '^. » Cette dernière phrase, à elle seule, éclaircirait tout. En voici une autre qui ne lui cède en rien :

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