C. XIV, no 17; t. I, col
teurs^ de saint Augustin. Ils proposent une solution, soutenable sans doute, mais qu'ils érigent, contre lui, en une règle absolue ^.
Cette assurance dans une interprétation purement plausible, et cette obstination à condamner toute autre interprétation sont insupportables à saint Augustin : « Je ne veux pas, dit-il, soutenir une discussion ^. »
Et bientôt, il caractérise en termes propres Terreur malheureuse de ses contradicteurs : « Qu'on ne m'ennuie plus ^ en me disant : Moïse n'a pas pensé ce que vous proposez; mais il a pensé ce que je propose. Car enfin, si on me disait : d'où savez-vous que Moïse a pensé ce que ses paroles vous suggèrent? Je devrais supporter patiemment ce langage, et je répondrais sans doute comme je viens de faire ci-dessus (j'ignore)^ , ou, si on insistait trop, je développerais davantage ma réponse. Mais lorsqu'on me dit : Moïse n'a pas pensé ce que vous proposez, il a pensé ce que je propose ; lorsqu'on dit cela, et que cependant on reconnaît comme vraie chacune de nos interprétations : ô vie des pauvres, ô mon Dieu, en qui la contradiction n'est pas , faites pleuvoir l'apaisement dans mon cœur, afin que je supporte patiemment de tels hommes ; car, s'ils parlent ainsi, ce n'est pas que Dieu les inspire 6, et qu'ils aient vu dans le cœur de votre ser-