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Sed quia superbi sunt

2. Quia etsi ita est, tamen ista temeritas non scientix sed audacix est,

3. C. XXV, n" 34; t. I, col. 839 sq. — Cf. c. xxv, n° 35; 1. 1, col. 840.

lectuelle, et donc, toute sa puissance intellectuelle. Il avait vivement conscience d'examiner un mystère inaccessible; il estimait à leur juste valeur toutes les solutions ; il les dominait. Il savait qu'une histoire précise de la création n'existe pas, et qu'elle ne peut pas exister. C'est ainsi que, dans ses recherches sur la création, rien ne pouvait obscurcir son intelligence, et que rien n'en pouvait arrêter, ni seulement gêner l'activité à la fois très puissante, très libre et très droite.

Donc enfin, si, sur ce sujet, saint Augustin ignore, c'est que, réellement, il faut ignorer, et c'est, de plus, que de longues méditations lui ont montré la nécessité et la sagesse de l'ignorance : « De toutes ces interprétations, quelle est celle que votre serviteur Moïse a eue dans sa pensée; ce n'est pas de cela, ô Dieu, que je dois vous entretenir. Et puisque je n'ai pas à vous en parler, je ne sais pas : et je sais que ce sont pourtant des opinions vraies, excepté les opinions charnelles dont j'ai parlé déjà^, autant qu'il convenait ~. »

Mais depuis 389 qu'il étudiait le début de la Genèse, saint Augustin n'avait pas cessé d'ignorer. Il ignore plus que partout ailleurs, avec plus de réflexion et avec plus d'intensité, dans le grand ouvrage sur V Interprétation littérale de la Genèse. Et c'est ici qu'il faut rapporter ce qu'en disent les Rétractations, car c'est ici qu'on le comprendra totalement : « Dans cet ouvrage, il y a plus de recherches que de choses trouvées^, et parmi les choses

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