‹ Saint AugustinChapitre 214 sur 292 · Plura quœsita quam inventa · texte numérisé non relu

Plura quœsita quam inventa

trouvées, le moindre nombre est affirmé avec assurance ; mais tout le reste y est proposé comme un objet de reclierches nouvelles ^ » Les interprétations y sont, en effet, proposées comme plausibles 2. On y voit, mieux que dans les tentatives de 389 et de 393 , l'effort pour pénétrer quelque chose du mystère, et la conviction que le mystère est impénétrable ; enfin, c'est la pleine réalisation des vues émises au douzième livre des Confessions ^ : « Autant que j'ai pu, dit saint Augustin, au premier livre de V Interprétation littérale, j'ai expliqué en diverses manières le livre de la Genèse, et j'ai exprimé des opinions sur des paroles qui nous sont proposées pour exercer notre esprit; je n'ai eu garde de rien affirmer témérairement au préjudice de quelque autre interprétation peut-être meilleure ; ainsi chacun, selon sa disposition, choisira ce qu'il pourra saisir : mais là où il lui est impossible de comprendre, qu'il rende honneur à l'Écriture divine, et qu'il éprouve une juste crainte ^. »

Saint Augustin n'a pas seulement réclamé contre ceux qui croyaient avoir une interprétation définitive des six jours. Il a vu encore, autour de lui, une autre tendance

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