‹ Saint AugustinChapitre 217 sur 292 · Turpeest autemnimis et perniciosum ac maxime, cavendum · texte numérisé non relu

Turpeest autemnimis et perniciosum ac maxime, cavendum

3. De his rébus quas jam experiri, vel indubitatis numeris percipere potucrunt, fallaciter putaverint [hos lihros) esse conscriptos?

vent de la part de ces téméraires présomptueux i, qui, repris un jour pour leur sotte et fausse opinion, et se sentant sur le point d'être convaincus par des hommes indociles à l'autorité de nos saints Livres, veulent défendre leurs assertions si légères, si téméraires et si ouvertement fausses; ils essaient alors d'alléguer en preuve précisément nos saints Livres, ou encore ils en débitent de mémoire ce qui parait témoigner pour leur opinion et ils citent de nombreux passages, ne comprenant ni les textes qu'ils récitent, ni le sujet sur lequel ils affirment » , non intelligentes neque quœ loquuntur, neque de quibus affirmant (I Tit. I, 7)-. — « C'est en vue de tout cela, dit-il, que j'ai entrepris d'expliquer en diverses manières le livre de la Genèse ^. » Il prévoit, d'ailleurs, ou plutôt il rappelle un autre danger non moins funeste : c'est le danger auquel s'exposent des chrétiens trop peu habiles pour juger les discours des philosophes encore infidèles; ces chrétiens sont étonnés, ils ne se reconnaissent plus, evanescunt ; ils sont effrayés de se sentir aussi inférieurs aux philosophes, et ils ne savent plus estimer les saintes Écritures *. Saint Augustin veut leur montrer que les Écritures ne redoutent aucune attaque.

Il se fait donc adresser cette question : « Que gagnezvous à continuer une si longue recherche, et quel résultat avez-vous obtenu? Pourquoi vos questions ne

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