‹ Saint AugustinChapitre 218 sur 292 · C.xx,no · texte numérisé non relu

C.xx,no

4. C. XX, n^iO; t. III, col. 262 : « et eos (philosophos) sibi^cum suspîrio prœponentes, saluberrimeepietalislibros cum fastidiorepetunt. »

contiennent- elles jamais que des mystères? Affirmez un choix parmi toutes les interprétations que vous prétendez possibles. » Saint Augustin continue : « Je réponds que j'ai obtenu un résultat sérieux; car j'ai appris qu'il ne faut pas faire attention à un homme ; qu'il ne le faut pas dans la circonstance où il s'agit de donner selon les exigences de la foi, la réponse exactement faite pour les hommes décidés à calomnier nos saints Livres. » Didici non hœrere homini ^ : certes, le sens grammatical n'offre aucune difficulté ; mais pour savoir quel est le sens réel, on se reportera un peu plus haut, à l'endroit où saint Augustin parle de la peur que certains chrétiens trop peu habiles éprouvent devant les philosophes ; or, à méditer longuement sur le mystère, et à s'être convaincu que l'histoire détaillée de la création n'existe pas et qu'on ne peut pas la construire, saint Augustin a gagné de ne pas s'effrayer devant les philosophes, et de ne pas s'attarder après eux pour les écouter ou pour discuter en détail leur physique ; il a gagné enfin de savoir quelle réponse on doit leur faire. Écoutons-le : « Quelque enseignement certain que les philosophes puissent donner sur la nature des choses, montrons qu'il n'a rien de contraire à nos saints Livres. Mais tout enseignement qui, n'importe où dans leurs livres, est contraire à nos saintes Lettres , c'est-à-dire à la foi catholique, ayons assez d'habileté pour en montrer l'erreur ou du moins croyons, sans hésitation, que c'est un enseignement faux; et ainsi, restons attachés à notre Média-

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