‹ Saint AugustinChapitre 219 sur 292 · C. XXI. n · texte numérisé non relu

C. XXI. n

teiir en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et (le la science (Coloss. II, 3) ; ce sera le moyen pour que ni le langage d'une fausse philosophie ne nous séduise, ni la superstition d'une religion mal entendue ne nous donne de FeiTroi i. »

Il revient sur le même sujet : « Voici, dit-il, le moment de mettre en garde contre l'erreur que j'ai signalée dans le premier livre ; il a été écrit dans les Psaumes : Dieu a fondé la terre sur Veau; il ne faudrait pas que Fun de nous^ ayant affaire à des philosophes qui disputent avec subtilité sur les éléments , s'imaginât de s'appuyer contre eux sur ce témoignage des Écritures : car ces philosophes, nullement arrêtés par l'autorité de nos saintes Lettres, et ignorant en quel sens elles s'expriment, trouveront plus facile de tourner en dérision nos saints Livres, que d'abandonner des connaissances vérifiées par des raisons certaines, ou par des expériences très manifestes. » On interprétera donc en allégorie le mot du Psaume, ou, si l'on y veut trouver un sens littéral, on dépassera le monde accessible à Fexpérience. Et, en fin de compte, « le sens littéral de ce que dit le iPsaume, Dieu a fondé la terre sur Veau, ne devra signifier pour personne, que, en vertu de l'ordre naturel, le poids de l'eau a été en quelque sorte établi pour supporter le poids de la terre ^ » .

Ce que FÉcriture dit du firmament, ne nous enseigne rien ; car « nos auteurs ont su de la figure du ciel ce qui est conforme à la vérité ; mais l'Esprit de Dieu, qui par-

Page 1