‹ Saint AugustinChapitre 227 sur 292 · Lib. I, c. VIII, nMl ; t. VllI, col · texte numérisé non relu

Lib. I, c. VIII, nMl ; t. VllI, col

3. Lib. I, c. XV, no 29 ; t. III, col. 257 ; cf. lib. II, c. xi, n» 24 ; col. 272 ; et lib. V, c. V, no 13 ; col. 326 sq.

4. Co7ifess., lib. XII, c. xxix.n" 40; t. I, col. 843 : a quisdeinde sic acutum cernât animo, ut sine labore magno dignoscere valeat, quomodo sit prior sonus qiiam cantus, etc. ».

5. « Conetuream nosse ignorando, vel ignorare noscendo » (c. v in fine).

risque de lui attribuer un certain mode d'être ; et c'est là précisément Fillusion où, dans sa jeunesse, tombait saint Augustin*. Il eut à méditer beaucoup ; il n'arriva à comprendre un peu qu'au moment où il sut considérer, non pas les changements perceptibles opérés dans les corps, mais, en quelque sorte, la mutabilité essentielle des corps : il vit alors que la matière est la condition, ou le soutien de la mutabilité-.

Cette conception de la matière le conduit à penser que l'àme humaine et la substance angélique se composent aussi de matière et de forme. Mais là, comme presque partout, il a conscience de se trouver devant l'inaccessible et il parle en doutant : « Si l'âme était une substance immuable, nous n'aurions pas à chercher à son sujet une sorte de matière, quasi materiam.,.. Mais (à cause de sa mutabilité), l'âme elle-même, peut-être, a pu, avant de posséder sa nature propre, avoir quelque matière qui en son genre serait spirituelle, et ne serait pas encore une âme 3. »

Il enseigne enfin que le même genre, ou la même nature de matière est commune à toutes choses ^ du moins

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