‹ Saint AugustinChapitre 238 sur 292 · Noa habuit hoc prima rerum conditio ut femina omnino sic · texte numérisé non relu

Noa habuit hoc prima rerum conditio ut femina omnino sic

fieret; sed lamen hoc habuit, quia et sic fieri posset, ne contra causas quas voluntate instituit, inutabili voluntale aliquid faceret. Quid autem tieret, ut omnino aliud futuruin non esset, abscondilum oral in Dco, qui uoiversa creavit (n" 34 in fine).

L'immutabilité de Dieu ne risque donc pas plus d'être compromise par le miracle que par les événements de chaque jour. « La substance divine toujours ferme en elle-même , étrangère au temps et à l'espace, ne laisse pas de mouvoir dans le temps et dans l'espace l'univers créé qui lui est soumise »

Et dès lors , à propos du miracle , il n'y aura pas pour saint Augustin, comme il y eut pour Malebranche, une question des volontés particulières de Dieu. Saint Augustin dit simplement : « Où et quand Dieu fera (des miracles), le dessein immuable en réside en lui-même; or, dans la disposition de Dieu, les temps qui doivent être sont déjà réalisés-. Car, donnant le mouvement aux choses temporelles, il n'est pas mû temporellement; et ce qui arrive, il ne le connaît pas d'une autre manière que ce qui est arrivé 3; et, pour exaucer ceux qui l'invoquent, il n'agit pas autrement que pour voir ceux qui l'invoqueront*. »

Dieu agit toujours selon sa sagesse, et, de plus, il est la cause directe de tout ce qui arrive ; cela suffit à faire concevoir qu'il n'existe ni phénomène proprement exceptionnel, ni phénomène manqué. Dieu fait, chaque fois, ce qu'il veut; il tire du même germe primitif, ex

1. De Genesi ad litteram, lib. VIII, c. xxiii, n" 44; t. III, col. 389; cf. c. xxiv-xxv et surtout xxyi.

2. In cujus dispositione, jara tempora facta sunt qusecumque futura sunt.

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