Ep., Cil, n° 31; col
i. J?/)., CXX, n" 5 ; col. 45 i.
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mène naturel, ni proprement la puissance de le créer, nous arrivons à cette conséquence nouvelle : Fétonnement réservé pour le miracle ne peut provenir que d'irréflexion. Car enfin, « est-ce que tout, dans la manière dont Dieu fait mouvoir la nature, ne serait pas merveilleux, silliabitude de chaque jour ne le rendait méprisable* »? Saint Augustin, dès 391, avait dit de même : Sentiendi assiduitate contemnimus -. Et beaucoup plus tard (vers 416) il se gardait de montrer dans le miracle de Cana, et dans la multiplication des pains, un objet d'absolue admiration : <( Il n'y a pas lieu, disait-il à son peuple, de relever davantage le miracle divin (de Cana). Car le même Dieu opère les miracles quotidiens, ces miracles devenus pour nous, non par leur facilité, mais par leur fréquence, un objet de mépris ; au contraire, les événements rares ont suscité chez les hommes un plus grand étonnement 3. » Voici encore un passage où l'on remarquera mieux avec quelle justesse saint Augustin explique ce que notre admiration contient d'irréfléchi : « L'ordre naturel obéit, lui aussi, à la volonté de Dieu, mais la longue habitude empêche de l'admirer. Or, dans cet ordre, il y a certains phénomènes qui, séparés par de longs intervalles de temps, sont moins usités. Et, sans doute, la foule les contemple avec étonnement; mais les habiles chercheurs réussis-