Ib., lib. XVIII, c. VIII
5. Ib.y lib. VIII, c. xxiii-xxvi, quatre chapitres fort curieux.
6. Ib., lib. VII, c. xxxiv-xxxv. Il fait de même pour les oracles Sibyllins (lib. XVIII, c. xxiii).
LA XATURE. SSb
pu parfois suivre de confiance Topinion générale, et parfois aussi exprimer sa pensée réfléchie. Mais il serait bien long et bien difficile de discuter en détail, et enfin on n'arriverait à aucune conclusion certaine.
Il y a, au contraire, sur les prodiges delà mythologie, et sur une foule d'histoires merveilleuses rapportées par Pline, par Tite-Live et par d'autres auteurs, une décision très nette. Et cette décision, outre qu'elle a sa valeur propre, montre que, dans la rapidité de la discussion, saint Augustin n'entend pas garantir toujours l'exactitude historique des faits bien connus qu'il emprunte à tel auteur célèbre ou à la tradition universelle de la Grèce et de Rome. On peut croire, par exemple, qu'il accepte la réalité de faits tels que le voyage des Pénates Troyens et que la pierre coupée en deux par le rasoir de Tarquin^. Et peut-être, en effet, l'accepte-t-il, car il en parle comme de prodiges démoniaques, nullement comparables aux miracles authentiques. Mais il rapporte aussi beaucoup d'autres prodiges analogues, et en les rapportant, il n'émet aucun doute 2. Or, bientôt après, il suppose que les païens négateurs et contempteurs du miracle, font cette réponse : « Rien décela n'existe, et nous ne croyons rien de cela ; ce sont traditions fausses et ce sont histoires fausses. » Ils ajoutent encore ce raisonnement : « Si de telles choses sont croyables, croyez donc aussi ce qui est rapporté dans les mêmes livres ; croyez qu'il a existé ou qu'il existe un certain temple de Vénus,
1. De Civitate Dei, lib. X, c. xvi, n" 2; t. VII, col. 294. — La suite du chapitre contient d'autres faits de même sorte.