Ib., lib. XXI, c. V. Cf. Lib. XVIII, c. xvi-xviii
et clans ce temple un candélabre, et sur le candélabre une lampe brûlant en plein air, mais de telle sorte que nulle tempête et nulle pluie ne Font jamais pu éteindre ; de même donc qu'il y a la pierre inextinguible * , de même il y a cette lampe inextinguible. Et, reprend saint Augustin, ils pourront ainsi parler, afin de nous rendre la réponse plus difficile ; car, si nous disons qu'il n'y a pas lieu de croire, nous infirmerons le témoignage de pareils livres sur les miracles qu'ils rapportent, et si nous disons qu'il faut croire, nous reconnaîtrons les divinités des païens. » Mais, en fait, l'alternative menaçante n'est ici qu'un fantôme, car « rien ne nous oblige de croire tout ce que contient l'histoire des nations... Mais, s'il nous plaît, si volumus, nous en croyons ce qui n'est pas opposé à ces livres auxquels nous savons que nous sommes obligés de croire ^ » - Il dit bien plus et bien mieux : « Je ne réclame pas, d'ailleurs, que l'on croie sans discernement tous les faits que j'ai rapportés, car, moi-même, si je les crois, ce n'est pas d'une manière qui exclue de ma connaissance, absolument, le doute ; il faut seulement faire exception pour ceux dont j'ai eu l'expérience. » Et peu importent ici les phénomènes singuliers qu'il aurait observés lui-même ; mais il faut remarquer sa conclusion : « Pour tous les autres faits, je les considère comme n'exigeant de ma part ni une affirmation, ni une négation^. » Aujourd'hui, sans doute, où tant de recherches
1. <t Asbeston Arcadiœ lapidem propterea sic vocari quod accensus semei jam non possit exlingui » (Plin., lib. XXXVII, c. x). Ib., ib. , c. v, n" 1: t. VII, col. 715.