‹ Saint AugustinChapitre 248 sur 292 · Ib., ib., c. VI, n» 1 ; t. VII, col · texte numérisé non relu

Ib., ib., c. VI, n» 1 ; t. VII, col

3. De Civitate Dei, lib.- XXI, c. vu, n" 2; t. VII. col. 719.

ont enfin enseigné à ne pas traiter, tout de suite, de fable les faits extraordinaires, on goûtera cette sagesse de saint Augustin.

C'est avecla même sagesse, qu'au dix-huitième livre de la Cité de Dieu, il juge l'histoire extraordinaire de Diomède devenu Dieu, et de ses compagnons transformés en oiseaux, ou encore l'histoire des compagnons d'Ulysse métamorphosés par Gircé^. « Si, dit-il, nous affirmons de toutes ces histoires qu'il ne faut pas les croire, il ne manque pas de gens aujourd'hui, qui peuvent se porter garants d'histoires analogues pour les avoir apprises de bonne source, ou pour les avoir eux-mêmes observées 2. » Il en appelle, d'ailleurs, à ses propres souvenirs; il n'a certes pas vu par lui-même, mais il a entendu parler; on lui a raconté, pendant son séjour en Italie, que des magiciennes faisaient prendre à des voyageurs un morceau de fromage, et que par ce moyen les voyageurs étaient transformés en bêtes de somme ; or, après la transformation ils avaient toujours, comme l'âne d'Apulée, leur intelligence humaine ^. (( Toutes ces choses, continue-t-il, ou bien sont fausses, ou bien elles sont tellement inusitées, que l'on a raison de ne pas les croire. » Mais ce n'est pas que rien d'extraordinaire fut impossible à Dieu, et ce n'est pas non plus « que les démons créent une subsistance, si toutefois ils font quelque chose d'analogue aux phénomènes en question )>. Les

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