‹ Saint AugustinChapitre 250 sur 292 · De Civitate Dei, lib. XVIIl, c. xvin, n · texte numérisé non relu

De Civitate Dei, lib. XVIIl, c. xvin, n

dont parle PrcEstantius '. Un autre fait semblable c'est Texplication doctrinale reçue en songe de la part d'un philosophe qui avait jusque-là renvoyé à plus tard Texplication demandée. Le philosophe dut reconnaître que, lui aussi, avait eu en songe la conscience de donner cette explication : « Et ces faits ne nous ont pas été transmis par des hommes n'importe lesquels, dont le témoignage ne devrait pas faire foi; nous les tenons d'hommes que nous ne devons pas soupçonner de mensonge 2. » Telle est rattitude de saint Augustin. Les observations si nombreuses faites de nos jours la justifieraient, non certes sur tous les détails, car saint Augustin allègue fort souvent l'intervention démoniaque , et il n'est guère possible à tous les observateurs de la constater; mais du moins, à mesure que les observations se multiplient, on apprend à ne plus nier en principe tout ce qui est extraordinaire.

11 y a pourtant un extraordinaire dont saint Augustin a toujours refusé de reconnaître le sérieux : ce sont les horoscopes. <( Les hommes, dit-il, sont assez insensés pour croire qu'au moment où un homme naît, toutes les autres naissances sont arrêtées, et que, sous le même aspect du ciel, il ne peut pas naître avec lui seulement une mouche 3. » Voilà de quel orgueil naïf est sortie la croyance des horoscopes. Il est vrai que la divination proprement dite semble parfois vérifiée par l'événement. Qu'en est-il donc en réalité? « Tout bien pesé, il ne sera

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