C. XXVII
2. De Genesi ad litteram^ Liber imper fectus, c. v, n» 24; t. III, col. 229; cf. De Genesi ad litteram, lib. VII, c. xvi.
3. De Genesi ad litteram, Lib. imp., c. v, n- 24; De Moribus Ecclesiœ, lib. II, c. XVII, surtout n» 55-57; cf. De Civitale Dei, lib. XI, c. xxvii,
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et la mémoire. On doit reconnaître qu'il a une âme^ Or, cette âme de l'animal « imprime un mouvement harmonieux au corps qu'elle fait vivre, elle recherche ce qui convient, elle surmonte ou elle évite selon ses forces ce qui peut nuire, elle rapporte toutes choses au sens unique du bien-être- ». — « Il n'existe pas d'animal qui, dans le son de sa voix, ou dans ses autres mouvements et dans T action de ses membres, ne montre quelque chose d'harmonieux, quelque chose qui, en son genre, obéit à une règle; et si l'animal montre cela, ce n'est pas par réflexion, c'est parce que l'intérieur de sa nature a été ainsi déterminé par la loi suprême des nombres 3, » La douleur elle-même, les manifestations qu'elle produit, contorsions ou fuite, est une preuve manifeste que l'animal aspire à un état de concorde et qu'il veut l'harmonie des parties dont son organisme se compose, ou, en un mot, qu'il tend à l'unité^. Comment, d'ailleurs, savons-nous que l'animal a une âme? Saint Augustin pense que, si nous ne percevons l'âme de l'animal ni parla sensation directe, ni par une intuition, nous avons cependant, à la vue de l'animal, comme à la vue d'un autre homme, la
t. Sur l'âme de l'animal, voir surtout : De Trinitate, lib. XII, c. i et II; — De Quantitate animas, c. xxv, xxvi et xxviii; — De Libero Arhitrio, lib. I, c. viii; lib. III, c. xxiii, n° 69, 70; — examen d'un cas de mémoire chez des poissons : De Genesi ad litteram, lib. III, c. viii, n» 12.
2. « Et ad unum sensum incolumitatis referens omnia. » [DeveraReligione, c. xli, n» 77 ; t. III, col. 157.)