‹ Saint AugustinChapitre 260 sur 292 · Ep., CLXVI, c. IV, n" y-, col · texte numérisé non relu

Ep., CLXVI, c. IV, n" y-, col

Vincentius Victor : « Que votre présomption juvénile, ô mon fils, ne s'offense pas de mes craintes de vieillard. Car, si à défaut de tout enseignement divin, ou dun enseignement formulé par quelque homme spirituel, je suis incapable de savoir, je suis, du moins, tout prêt à montrer avec quelle sagesse Dieu a voulu, ici comme en bien d'autres cas, que nous ne sachions rien; et il me sera plus naturel de le montrer que de parler témérairement sur un sujet trop obscur, inaccessible à rintelligence des autres et aussi à la mienne ^ »

Dans rÉpître à saint Jérôme (Ep. CLXVI) saint Augustin avertit qu'il n'avait pas d'cd)ord songé à une cinquième opinion bien condamnable, selon laquelle l'âme serait une partie de la substance divine 2; il rappelle cette opinion, dans le traité De l'Ame et de son origine, et, une fois de plus, il la condamne ^.

L'Épltre à saint Jérôme contient aussi l'expression des difficultés que la propagation du péché originel fait concevoir contre la création nouvelle de chaque âme; il n'y a même pour saint Augustin que cette difficulté; quelques-uns, il est vrai, alléguaient de plus le mot de la Genèse (II, 2), au septième jour, Dieu mit fin à son œuvre, mais ce n'est pas ce mot qui empêcherait de croire une création nouvelle; Dieu, en effet, parla création actuelle, n'institue pas une essence de plus, il multiplie l'essence qui déjà existait ^. Enfin saint Augustin

1. De Anima et ejus origine, lib. IV, c. xi, n" 16; t. X, col. 533; cf. n° 15.

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