Lib. I, c. XIX, n» 32; lib. II, c. m, n
4. « Hoc et nunc facit, non instituendo quod non erat, sed mulliplicando
avait étudié la question dans tout son détail ; il avait examiné les témoignages des Écritures, il les avait tous présents à Tesprit : « Ne prenez pas la peine, écrivait-il à saint Jérôme, de me les alléguer pour terminer mes doutes 1. » Il exprime même, à cet endroit, le désir que Ton mette hors de discussion la création actuelle de chaque âme : « Personne, dit-il, ne fait par son désir que ce qui n'est pas vrai le devienne; cependant, je désirerais que, s'il est possible, cette opinion fût vraie ; et, de même, si elle est vraie, je désire que vous la défendiez par des raisons évidentes et invincibles 2. »
Rappelons que, dans toutes les suppositions possibles. Dieu est l'auteur de l'âme. Saint Augustin l'a enseigné 3 ; il suffit qu'un mot en fasse maintenant ressouvenir.
L'âme de chacun de nous est une substance individuelle , limitée à son être propre et réelle selon son être propre. Or, imaginer que l'âme est une partie de la substance di\dne, détruit la réalité individuelle de l'âme ^; il ne reste, non plus, à l'âme aucune réalité.
quod erat » (c. v, n» 12, col. 726; cf. n° 8-13). Voir aussi trois alinéas très importants (n° 15-17) : les enfants adultérins; les misères qui, dès cette yie, accablent un si grand nombre d'enfants; les diversités de dons naturels.