C. VIII, no 26; col
2. C. viii, no 26 in fine; cf. no 25 : « lUa de animarum novarum creatione sententia, si banc (idem (de peccato originali) fundatissimam non oppugnat, sit et mea; si oppugnat, non sit et tua. »
3. Ep. CCII, à Optât. — Ci-dessus, liv. If, c. III, paragr. vu.
4. Ep. CLXVl, c. m, n" 7; — De Anima et ejus origine, lib, I, c. xix, no 32; lib. II, c. III, n° 6; — De Genexi ad litteram, lib. VII, le dernier numéro qui est un résumé très important et très clair.
s'il peut être vrai que, pour tous les hommes, il existe une seule âme numériquement identique ^.
En elle-même, Tâme est une substance spirituelle -; on ne s'explique pas comment un TertuUien a pu croire que l'âme fût un corps ; « il ne pouvait pas la concevoir incorporelle; et pour cela, il crai^it que, si elle n'était pas un corps, elle ne fût rien; il ne sut pas, d'ailleurs, avoir une autre conception de Dieu ; mais comme il a l'intelligence subtile, il lui arrive de voir la vérité et de contredire sa propre opinion ^ ». Et Tertullien n'est pas le seul qui se représente la réalité uniquement sous des formes sensibles ; beaucoup d'autres ne savent pas faire autrement; ils identifient, comme lui, le réel avec le sensible ou le corporel, et pour eux, ce qui n'est pas corps et qui n'a aucune représentation sensible , est un pur néant. C'est à cause de tels hommes que saint Augustin dit : « Si le corps est toute substance, ou toute essence, ou s'il est, sous quelque nom que ce soit, tout ce qui en quelque manière subsiste en soi-même, l'âme elle aussi est un corps. Si, en outre, par substance incorporelle on veut seulement entendre cette substance immuable qui est entière, partout, l'âme dans ce cas est un corps. Mais si le corps est simplement ce qui occupe l'espace
1 . Surtout De Libero Arbitrio, lib. II, c. vu et ix ; cf. De Quantitate animœ, c. XXIII ; De Anima et ejus origine, lib. IV, c. xxii.
2. [388] Quantité de l'âme, passim, surtout c. m et iv. — Saint Augustin a fort souvent affirmé la spiritualité de l'àme, notamment : De Genesi ad lUteram, lib. VII, c. xii, xiv-xv, xix-xxi, et xxviii, n"* 42-43 ; lib. X, c. xxiv-xxvi; De Trinitate, lib. X, c. vi-x; ce livre est d'une fort grande importance.
3. De Genesi ad Utteram, lib. X, c. xxv, n° 41; t. III, col. 427. Cf. toujours sur Tertullien, c. xxvi.
en quelque longueur, largeur et hauteur; s'il occupe l'espace et s'il s'y meut de telle manière qu'une plus grande partie du corps occupe un espace plus grand et qu'une plus petite partie occupe un espace moindre, et que le corps soit moindre dans une partie de lui-même que dans son total : si le corps est cela, l'àme n'est pas un corps ^ . »
Tout ce que nous savons de Tàme nous oblige à la considérer comme une substance proprement dite , ou une substance indivisible. C'est une considération que saint Augustin développe parfaitement au dixième livre de la ' Trinité; voici en son entier le passage, qui est très remarquable : « Que l'âme, au moment où on l'exhorte à se connaître, ne mette aucun élément étranger dans la notion qu'elle a d'elle-même. Lors donc que , par exemple, l'àme se croit un fluide, aerem se putat, elle croit qu'un fluide comprend, et pourtant elle sait que c'est elle qui comprend; mais qu'elle soit un fluide, ce n'est pas ce qu'elle sait, et, au contraire, c'est ce qu'elle croit. Qu'elle écarte donc ce qu'elle croit d'elle-même , et qu'elle aperçoive ce qu'elle sait; qu'une seule chose reste acquise pour elle, cette chose dont ceux-là mêmes n'ont pas douté qui, dans leur croyance, ont confondu l'àme avec tel ou tel corps. Car enfin, toute âme ne s'est pas imaginé être un fluide, mais les unes ont cru être du feu, d'autres le cerveau, d'autres une autre sorte de corps; mais toutes savent qu'elles comprennent, qu'elles sont et qu'elles vivent; or, toutes rapportent le fait de