De Trmitaie, lib. X, c. x, n° 15; t. VIII, col. 'jSI
5. « Cum se mens novit, substantiam suam novit; etcum de se certa est,
souvient, qu'elle comprend, qu'elle veut. Elle reconnaît tout cela en elle-même, elle ne l'imagine pas comme si la sensation le lui avait fait percevoir au dehors L
L'étude qu'il faut maintenant commencer sur les opérations de l'âme achèvera et confirmera ce qui vient d'être dit. Or, la première et la plus constante des opérations de l'âme, c'est celle qui produit la vie du corps : la vie à tous ses degrés et dans toutes ses manifestations - . Saint Augustin attribue à cette opération une importance fondamentale ; il y voit l'un des caractères essentiels d'après lesquels une substance est déterminée; aussi définit-il l'âme : « Une substance raisonnable faite pour gouverner le corps ^. »
L'âme qui donne la première vie à l'enfant dans le sein de sa mère est substantiellement celle qui fait vivre l'homme, et qui non seulement produit en lui tous les phénomènes de la vie animale, mais encore tous ceux de la vie sensible et de la vie intellectuelle*. D'ail-
desubslanliasua cerlaest totumqueillud quod sejubelur utnoverit, ad
hoc pei'tinet ut certa sit non se esse aliquid eorum de quibus incerta est, idque solum esse se certa sit, quod solum esse certa esl... Si quid horum esset, aliter id quam caetera cogitaref, non scilicet per imaginalc
figmentum sed quadani interiore non simulata, sed vera prœsen-
tia. » (Ibid., n» 16; t. VIII, col. 981 sq.)